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أدب

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Explication du Jardin des vertueux : Le mérite du jeûne

Le mérite du jeûne

(tiré de l’explication du jardin des vertueux)

Chapitre : Celui qui fait partie de ceux qui accomplissaient le jeûne sera appelé à partir de la porte nommée « Rayyâne (celle qui désaltère abondamment)».

Hadiths

ü        1216 : D’après Abu Hurayrah (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a dit :

« Celui qui fait aumône d’une paire d’oeuvres dans le sentier d’Allah sera appelé à partir des portes du Paradis : « Ô esclave d’Allah ! Ce que tu as fait, fait partie du bien ! Celui qui fait partie de ceux qui accomplissaient la prière sera appelé à partir de la porte de la prière. Celui qui fait partie de ceux qui accomplissaient le jihad sera appelé à partir de la porte du jihad. Celui qui fait partie de ceux qui accomplissaient le jeûne sera appelé à partir de la porte nommée « Rayyâne » -celle qui désaltère abondamment- ». Enfin, celui qui faisait partie de ceux qui dispensaient de l’aumône sera appelé de la porte de l’aumône.». Abu Bakr dit alors : « Ô Messager d’Allah ! Que mon père et ma mère te servent de rançon ! Il suffit d’être appelé par l’une de ses portes pour être certain du succès (d’entrer au Paradis), trouvera-t-on une personne qui puisse être appelée par toutes ces portes à la fois ? ».

Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) répondit : « Oui et j’espère que tu seras l’un d’eux. ».

(Hadith rapporté par Boukhâri et Muslim).

ü        1217 : D’après Sahl Ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a dit :

« Il y a au Paradis une porte qui se nomme « Rayyâne » -celle qui désaltère abondamment-. C’est par elle qu’entreront les jeûneurs au jour de la résurrection. Nul autre, mis à part eux, ne passera par cette porte. Il sera alors dit : « Où sont les jeûneurs ? » Et les jeûneurs se lèveront. Nul autre, mis à part eux, n’entrera par cette porte. Quand tous les jeûneurs pénétreront par cette porte, celle-ci se fermera pour que personne ne l’emprunte après eux. »

(Hadith rapporté par Boukhâri et Muslim).

ü        1218 : D’après Abu Sa’id Al-Khudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a dit :

« Il n’y a pas une personne jeûnant un jour dans le sentier d’Allah sans qu’Allah, grâce à ce jour de jeûne, n’éloigne son visage du Feu d’une distance égale à ce que l’on parcoure en soixante-dix ans. ».

(Hadith rapporté par Boukhâri et Muslim).

ü        1219 : D’après Abu Hurayrah (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)  a dit :

« Quiconque jeûne le mois de Ramadan par foi en Allah et espoir en sa récompense, Allah l’absout de tous ses péchés antérieurs. ».

(Hadith rapporté par Boukhâri et Muslim).

Explication

Tous ces hadiths mentionnés par An-Nawawi mettent en relief le mérite du jeûne.

ü        Parmi ces hadiths, celui de Abu Hurayrah (qu’Allah l’agrée) d’après le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)  qui dit : « celui qui fait aumône d’une paire d’oeuvres dans le sentier d’Allah sera appelé à partir des portes du Paradis : « Ô esclave d’Allah ! Ce que tu as fait fait partie du bien ! ».

L’explication « d’une paire d’œuvres » est : deux catégories d’œuvres, comme faire l’aumône de dirhams et de dinars, de dirhams et de marchandise, ou d’un cheval et un chameau, etc.

Allah dit : « Alors, vous serez trois catégories » [Sourate L’événement ;  verset 7]. Ceci veut dire : trois sortes d’individus.

ü        Ensuite, le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)  mentionna les portes du Paradis en disant : « (il) sera appelé à partir des portes du Paradis : « Ô esclave d’Allah ! Ce que tu as fait, fait partie du bien ! »

Cela signifie que les anges appelleront la personne à partir de toutes les portes en disant : « Ce que tu as fait, fait partie du bien ! Ce que tu as fait, fait partie du bien ! ». Cela indique le mérite de l’aumône dans le sentier d’Allah, mais cela indique également que ceux qui feront partie des gens de la prière seront appelés à partir de la porte de la prière, et ceux qui feront partie des gens de l’aumône seront appelés à partir de la porte de l’aumône, et ceux qui feront partie des gens du jeûne seront appelés à partir de la porte nommée « Rayyâne », car c’est une porte exclusivement destinée au jeûneur.

« Rayyâne » signifie « celle qui désaltère », car les jeûneurs ont soif, notamment durant les longs jours de chaleur en été. Ils seront honorés en portant le nom de cette porte : « Rayyâne », car elle les caractérise.

ü        Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : « celui qui faisait partie de ceux qui dispensaient de l’aumône… de ceux qui accomplissaient le djihad… de ceux qui accomplissaient le jeûne ».

Ceci veut dire : ceux qui pratiquent fréquemment ce genre d’adorations. Par ailleurs, ceci ne signifie pas qu’une personne qui jeûne seulement alors qu’elle ne prie pas ne rentrera pas au Paradis, car elle est mécréante, mais le vrai sens de cela est : ceux des musulmans qui pratiquent fréquemment la prière seront appelés à partir de la porte de la prière, et ceux qui donnent fréquemment l’aumône seront appelés à partir de la porte de l’aumône…

De toutes les façons, ceux qui feront partie des gens du Paradis rentreront au Paradis par n’importe quelle porte. De plus, il faut savoir que les portes du Paradis sont au nombre de huit, et les portes de l’enfer au nombre de sept. Quant aux portes de l’enfer, Allah les a mentionnées dans le Coran, Il dit : « Et l’enfer sera sûrement leur lieu de rendez-vous à tous, il a sept portes ; et chaque porte a sa part déterminée. » [Sourate Al-Hijr ; verset 43 et 44]. Quant aux portes du Paradis, elles sont au nombre de huit comme ceci est authentifié par la sunna du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)

ü        Lorsque le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) prononça ce hadith, Abu Bakr (qu’Allah l’agrée) dit : « Ô Messager d’Allah ! Que mon père et ma mère te servent de rançon ! Il suffit d’être appelé par l’une de ses portes pour être certain du succès (d’entrer au Paradis) ! »

Cela signifie qu’il est facile pour la personne d’être appelée par une seule porte.

ü        Puis, la parole : « trouvera-t-on une personne qui puisse être appelée par toutes ces portes à la fois ? ».

Elle signifie : à chaque porte, des anges l’appelleront : « Ô untel ! ».

Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)  répondit : « Oui ».

Cette réponse signifie qu’il est possible qu’une personne pratique fréquemment la prière, l’aumône et le jihad, ainsi elle sera appelée par toutes les portes.

ü        Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a dit : « oui, et j’espère que tu seras l’un d’eux. ».

Ainsi, Abu Bakr (qu’Allah l’agrée) sera appelé par les huit portes en même temps, car il est précurseur dans l’accomplissement du bien, et il a une part sur chaque bien accompli. Il l’est d’autant plus depuis le jour où Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) incita les gens à donner l’aumône et les encouragea à le faire. Après l’exhortation du Prophète, Omar qui aimait concurrencer Abu Bakr (qu’Allah agrée) dans les bonnes actions, non par jalousie pour ce dernier, mais par désir d’être le premier à faire le bien, prit avec lui la moitié de son argent comme aumône. Mais lorsqu’il se présenta chez le Prophète   (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), il trouva déjà Abu Bakr (qu’Allah l’agrée) qui donna tout son argent comme aumône ! Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) questionna Abu Bakr : « Qu’as-tu laissé à ta famille ? » Il répondit alors : « Je leur ai laissé Allah et Son Prophète. ». Ensuite, Omar dit : « Je jure par Allah, je ne ferai plus concurrence avec toi. ». En effet, Abu Bakr (qu’Allah l’agrée) est le plus précurseur dans le bien parmi tous les compagnons. Il est celui dont la foi est la plus élevée, et il est celui dont la véracité est la plus forte envers Allah et Son Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).

Enfin, l’auteur mentionna d’autres hadiths qui évoquent tous le jeûne et dont le dernier est l’énoncé du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), selon Abu Hurayrah (qu’Allah l’agrée) : « Quiconque jeûne le mois du ramadan par foi en Allah et par espoir en sa récompense, Allah l’absout de tous ses péchés antérieurs. » Ainsi, celui qui jeûne par foi en Allah, et par confiance en Sa récompense, tous ses péchés passés seront effacés par Allah.


Traduit par Abu Hamza Al-Germâny

Relu par le frère Mahmoud

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyad)

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بيان توضيحي لشبكة المحمل لما ورد في مقال فهد الأحمدي حقوقنا على الإنترنت

بيان توضيحي من شبكة المحمل لما نشر في جريدة الرياض في مقال الأخ العزيز فهد الأحمدي بعنوان ” حقوقنا على الإنترنت “  بتاريخ الخميس 23 رجب 1430هـ – 16 يوليو2009م … تفاصيل ..

شبكة المحمل

Commentaire (1)

Annonce du premier séminaire stéphanois en Juillet

Annonce du premier séminaire stéphanois en Juillet

Lien : http://www.islamhouse.com/p/219173

Premier séminaire de Saint-Etienne

Le site Islamhouse est heureux de vous informer de l’organisation du 1er SEMINAIRE STEPHANOIS avec la participation de certains étudiants de Médine prévu le vendredi 17, samedi 18 & dimanche 19 Juillet 2009 in cha Allah…

Séminaire de la ville de Saint-Etienne, organisé par des étudiants de Médine (Avec les frères : ‘Ammar Abou Nawwas, Abdel Malik Abou Adam & Abbâs Abou Layth) et l’Association Ibn Al-Qiyyam de Montreynaud (St-ETIENNE) !

Les thèmes abordés seront in cha Allah :

‘Ammar : L’importance de la Sounna et du danger de l’innovation

Abdel Malik : La voie des prophètes dans l’Appel à Allah

‘Abbâs : Questions relatives au tabarouk (rechercher la bénédiction), la superstition et la sorcellerie…

Pour plus d’infos : contactez le frère Abou Iyad au : 06 18 86 83 94

Les conférences auront lieu à la salle polyvalente MONTREYNAUD GOUNOD, 23, Rue Charles Gounod, 42000 Saint-Etienne. Les conférences seront diffusées sur Paltalk, hébergement possible pour les frères et sœurs.

Annonce de votre site

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موسوعة الطب الميسرة

المحمل ادب : الاقسام العلمية / موسوعة الطب الميسرة

إسعافات أولية

إسعافات أولية حرق الشمس The sunburns للحرق الخفيف الذي يحمر الجلد على أثره ويزعج، ولكن بلا بثور وحبوب، ابق المكان المتأثر مغطى. ضع قبعة، واستعمل مراهم … تفاصيل


الطب البديل

المقدمة السلام عليكم ورحمة الله وبركاته بسم الله الرحمن الرحيم يعتبر التداوى بالاعشاب من الظواهر العريقة فى شبة الجزيرة العربية منذ قديم الزمان، … تفاصيل


شيء من الأدوية والأغذية المفردة التي جاءت على لسانه ـ صلى الله عليه وسلم ـ مرتبة بالحروف

شيء من الأدوية والأغذية المفردة التي جاءت على لسانه ـ صلى الله عليه وسلم ـ مرتبة بالحروف حرف الهمزة إثمد هو حجر الكحل الأسود، يؤتى به من أصبهان، … تفاصيل


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L’histoire de David et Goliath

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

L’histoire de David et Goliath

… [Dieu] fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. (La Bible : Mathieu 5.45).

Extraits : e-Siyâsa fî el Cor-ân de l’historien Mohammed Râghib e-Tabbâgh (m. 1370 h.) ; les notes de fin de pages sont de l’auteur de la recension Sheïkh Mashhûr Hasan Âl Salmân.

Allah (I) révèle : (N’as-tu pas vu les notables parmi les enfants d’Israël qui vinrent après Moussa, lorsqu’ils dirent à l’un de leurs prophètes : « Envoie-nous un roi afin que nous combattions sur le sentier d’Allah. » Il dit : « Et s’il vous est prescrit la guerre et que vous renoncez à combattre ! » Ils répondirent : « Qu’aurions-nous à ne pas combattre alors que nous fûmes arrachés à nos maisons et à nos enfants ? » Mais quand la guerre leur fut prescrite, ils tournèrent le dos à l’exception d’un petit nombre d’entre eux, mais Allah connaît parfaitement les injustes.).[1]

Après l’exode, Moïse conduisit son peuple aux portes de la Terre promise. Il mourut au cours de la période pendant laquelle les Juifs erraient dans le désert du Sinaï, période qui dura quarante ans.[2] À sa mort, Yûsha’ ibn Nûn (Josué fils de Noun) lui succéda à la tête des tribus d’Israël. Après trois jours passés au pouvoir, Josué les fit sortir de l’errance qui les avait enchaînés au désert durant quarante ans.[3] Il prit la route de la Terre sainte et fit halte devant Arîha (Jéricho) qu’il conquit. Il se rendit ensuite à Naplouse, dont il s’empara également. Il conquit aussi des terres du Shâm,[4] et devint ainsi le premier fondateur du royaume d’Israël. Il offrit à son peuple la gloire que ce dernier n’avait jamais connue et son règne dura vingt-huit ans. Il mourut à l’âge de cent vingt ans,[5] et fut enseveli à Timnath-Sérah.[6]

Ensuite, les tribus d’Israël furent gouvernées par des prophètes qu’Allah envoyait afin de leur rappeler les lois de la Thora et pour les sommer de mettre ces lois en pratique. Ils avaient la particularité de suivre le droit chemin pendant un certain temps, mais leur zèle ne durait pas. Ils se laissaient vite tenter par la rébellion, la corruption et le culte des idoles. Ils avaient la particularité également de tuer leurs prophètes. Alors, leur situation se dégradait et Allah leur faisait goûter la persécution et la servilité par les mains de leurs ennemis et, dans une moindre mesure, par leurs gouverneurs tyrans. Quatre cent quatre-vingt-deux ans exactement après la mort de Moïse, la décadence avait atteint son apogée. Ils subirent alors la domination d’un ennemi puissant. Les Philistins, dont Goliath est issu, vivaient sur le littoral méditerranéen, entre l’Égypte et la Palestine. Les ‘Amâliqa (les Amorrites), qui sont les Philistins,[7] s’emparèrent d’une bonne partie des terres israélites. Ils mirent les femmes et les enfants sous captivité. Ils firent prisonniers quatre-cent-quarante individus parmi lesquels des fils de rois, ces derniers devant leur verser un tribut. Ils s’emparèrent de la Thora et persécutèrent ses adeptes qui, à cette époque, comme des moutons égarés, ne jouissaient de l’autorité d’aucuns prophètes.[8] Samuel est né au cours de cette période. Issu d’une lignée prophétique, son avènement eut lieu à l’âge de quarante ans. Il géra les affaires de son peuple pendant onze années. La fin de son règne marque la fin de la période des gouverneurs et des juges à la tête des israélites. Cet usage s’est donc éteint quatre-cent-quatre-vingt-treize ans après la disparition de Moïse.[9]

Les israélites demandèrent à Samuel d’installer à leur tête un roi auquel ils donneraient obéissance et derrière lequel ils tireraient vengeance de leurs ennemis.[10] Samuel connaissait très bien ses compatriotes qui accusaient de veules ambitions et une certaine lâcheté. Ils n’étaient surtout pas prompts à se plier à leur Loi et à la volonté de leurs décideurs. Samuel savait pertinemment qu’ils n’allaient pas se rassembler autour d’un roi qu’il leur désignerait. Ils n’étaient pas prêts à lui obéir et à sacrifier leurs biens et leur vie derrière lui. Ils étaient trop avares pour cela et trop attachés à la vie terrestre. Ils se complaisaient à la situation humiliante dans laquelle ils étaient plongés. Les israélites manquaient de courage pour lutter contre le malheur qui les avait atteints et ainsi gagner leur liberté.

C’est pourquoi Samuel les plaça ouvertement devant la réalité des choses en leur disant : (« Et s’il vous est prescrit la guerre et que vous renoncez à combattre ! »).[11] Les malheurs qui les avaient atteints les poussèrent alors à arborer un certain courage, comme en témoigne leur réponse : (« Qu’aurions-nous à ne pas combattre alors que nous fûmes arrachés à nos maisons et à nos enfants ? »).[12] Ils avaient un argument de taille qui, en apparence, pouvait susciter leur courage. Dès lors, Samuel se tourna vers Son Seigneur et lui demanda de leur envoyer un homme avéré dans l’art de la guerre et capable de les sauver. Cet homme allait les exhorter au combat afin qu’ils défendent leur terre et retrouvent leur gloire. (Leur prophète leur annonça : « Allah vous a envoyé Tâlût [13]comme roi. »). Les israélites auraient dû en principe se soumettre aux ordres de Saül et combattre sous son étendard. Ils auraient dû se fier à ses conseils, susceptibles de leur procurer des bienfaits énormes. Mais au lieu de cela, poussés par leur ignorance, leur orgueil et leurs intentions pernicieuses, ils eurent le zèle de dire : (« Comment pourrait-il avoir la royauté sur nous alors que nous en sommes plus dignes que lui et qu’il ne fut pas comblé par la richesse ? »).[14]

Deux raisons majeures sont à l’origine de cette rébellion :

1- La prophétie revenait, à leurs yeux, à une lignée bien précise qui est celle de Lévi, fils de Jacob dont sont issus Moussa et Hârûn. De la même façon, la royauté devait revenir à la lignée de Juda. Comme Tâlût –de la lignée Benjaminite – ne faisait partie d’aucunes de ces deux lignées, ils refusèrent de le mettre à leur tête.

2- Tâlût ne comptait pas non plus parmi les fortunés israélites ; il était même pauvre. Selon certaines sources, il était un simple tanneur de peau, arroseur de champs ou encore berger.

Ainsi, leur choix ne reposait pas sur la compétence et l’érudition, mais reposait sur des valeurs superficielles telles que la richesse et la lignée. Ce système ressemble un peu au scrutin de vote actuel qui réclame un fond minimum pour espérer devenir candidat ! Il va sans dire que ce genre de réflexion est puéril. Elle ne répond pas aux vraies attentes du peuple. En effet, à la tête du pouvoir doit régner en principe un homme fort et intelligent. Ce dernier doit susciter l’admiration aux yeux de ses sujets afin qu’ils parviennent tous ensemble aux objectifs escomptés et qu’ils relèvent le dur défi que l’époque leur impose. Samuel chercha à convaincre son peuple que leur raisonnement était erroné. Il leur fit comprendre que son choix s’arrêta sur Saül parce que l’ordre venait directement d’Allah. Il s’exclama en effet : (« Allah l’a élu sur vous »).[15] Puis, il leur fit remarquer que l’homme en question se distingue par deux qualités illustres lui conférant le droit de devenir leur roi, bien qu’il ne se distingue ni par sa lignée ni par sa richesse. Ces deux qualités correspondent mieux que les deux précédentes au statut de roi pour les raisons suivantes :

Premièrement : la force et le savoir permettent à l’individu de s’épanouir contrairement au rang et à la richesse.

Deuxièmement : la force et le savoir sont des qualités propres à l’individu tandis que le rang et à la richesse sont extérieures à lui.

Troisièmement : de ce fait, il peut perdre son rang et sa richesse contrairement à sa force et à son intelligence.

Quatrièmement : l’homme courageux et avéré dans l’art de la guerre est plus à même de défendre son peuple contre toute invasion, contrairement à l’homme jouissant d’une certaine lignée ou de la richesse.[16]

Ainsi, il vaut mieux offrir la royauté à un homme fort et intelligent qu’à un homme riche et descendant d’une lignée noble. Par ailleurs, les qualités intellectuelles sont plus nobles que les qualités physiques. Samuel leur a fait savoir ensuite que : (« Allah offre Sa royauté à qui Il veut. »).[17] En outre, Allah répand Ses largesses et Sa Miséricorde sur les serviteurs de Son choix comme le dénote la suite du Verset disant : (Allah est immensément Indulgent et sait tout).[18] Sa Miséricorde S’étend à toute chose. Il peut très bien concéder Ses richesses à Tâlût bien que ce dernier soit pauvre. Il ne sert donc à rien de protester que ce dernier n’est pas riche. Allah pénètre mieux les conséquences de Ses choix et Il est plus à même de choisir un roi adéquat.

Or, avec leur entêtement ancestral, leur manque de conviction, et leurs oppositions passionnelles à leurs prophètes, les tribus d’Israël ne se sont pas satisfaites de l’argument de Samuel. C’est pourquoi ils sollicitèrent un signe manifeste ou une preuve évidente capable de les convaincre. Il leur dévoila alors : (Le signe de sa royauté, c’est qu’il rapportera l’Arche qui renferme la sérénité venant de Votre Seigneur et les reliques des familles de Moussa et de Hârûn, porté par les anges. Il y a en cela pour vous un signe si vous êtes vraiment croyants).[19]

L’Arche de l’Alliance est un coffret fabriqué par Moussa. S’y trouvait une urne d’or contenant la manne, le bâton d’Aaron, et les Tables de l’alliance.[20] La Thora y fut déposée par la suite.[21] Les tribus d’Israël gardèrent l’arche dans la tente de la rencontre.[22] Ils s’y référaient lors de leurs litiges. Ils l’installaient devant les rangs avant chaque bataille afin de leur garantir ainsi la victoire. Cependant, quand ils se rebellèrent et se corrompirent, Allah leur fit subir une défaite face aux Amorrites qui s’emparèrent de l’arche.[23] Quant à la Sakîna (la sérénité), elle apparaît dans le Coran comme un élément propre à affermir la foi des croyants et à leur assurer la victoire. [24] La question est de savoir toutefois si elle correspond à un élément matériel comme le précisent certaines annales ou bien à un sentiment qu’Allah insuffle dans le cœur des croyants.[25]

… par ailleurs, les exégètes recensent diverses hypothèses sur la façon dont fut récupéré le Tâbût. Nous avons vu que les Amorrites s’en étaient emparés. Ils l’installèrent sous l’une de leurs idoles. Le lendemain, ils retrouvèrent l’arche au-dessus de l’idole. Ils le remirent à sa place, mais le surlendemain, la même chose se reproduisit. Ils comprirent dès lors que la chose venait d’Allah. Ils le sortirent alors de leur territoire et l’abandonnèrent dans l’un de leurs hameaux. L’arche devint un fléau attaché à leur cou. Comme ils ne pouvaient s’en débarrasser, ils décidèrent de l’installer sur une charrette et, tirée par deux vaches, ils firent errer cette charrette sur les routes. Les anges auraient alors guidé les vaches jusqu’à les présenter aux yeux des israélites comme leur prophète l’a relaté.[26] Le Verset exprime visiblement que les anges portèrent l’arche eux-mêmes pour le déposer devant les israélites.[27] Ce fut un signe évident venu confirmer les paroles de leur prophète au sujet de Tâlût. Il n’y avait plus de place pour aucune excuse, comme le dénote la fin du Verset : (Il y a en cela pour vous un signe si vous êtes vraiment croyants).[28]

Dès lors, ils condescendirent à élire Tâlût comme roi. Ce dernier leur ordonna de se préparer à la guerre et défendre leur terre. Il déclara : « Un homme en train de construire sa maison ne doit pas me suivre ; ni un marchand occupé par son commerce ; ni un jeune marié qui n’a pas encore consommé son mariage. Je veux uniquement des jeunes énergiques et sans préoccupations. »[29] Ces paroles démontrent que la gloire repose (après l’aide d’Allah NDT) sur la jeunesse qui doit s’investir au niveau du savoir, des efforts, de la sincérité (envers Allah), du sacrifice et de la vertu. Le djihad ne consiste pas à gonfler les rangs, mais à concentrer son attention sur cet effort suprême.

Saül réunit à Jérusalem soixante-dix-mille (quatre-vingt-mille selon certaines annales ou encore cent-vingt-mille) soldats prêts au combat. Seuls les vieux, les malades et les personnes excusables s’étaient désistés. Ils sortirent de la ville en pleine canicule. Les combattants se plaignirent à leur roi du manque d’eau sur la route qui les séparait de leur ennemi. Ils lui firent demander à Dieu de faire couler une rivière en leur honneur.[30] Il leur répondit alors : (« Allah va vous éprouver par une rivière : celui qui en boira ne sera pas des miens ; et celui qui n’y goûtera pas, si ce n’est une gorgée prise du creux de sa main, sera des miens. »).[31] Cette fameuse rivière se trouvait entre le Jourdan et la Palestine. Selon une autre hypothèse, elle serait la rivière du Jourdan en Palestine et porterait le nom, en arabe, de Sharî’a.[32]

Selon une hypothèse, Allah mit à l’épreuve les fils d’Israël, car ses derniers étaient enclins à désobéir à leurs rois et à leurs prophètes malgré les miracles qu’Il mettait en possession de ces derniers. Le Très-Haut voulait ainsi épurer les rangs avant le déclenchement des hostilités, et discerner entre les combattants patients et les autres, étant donné que la soif ne se manifeste pas avec la même intensité avant et au cœur de la bataille. Selon une autre hypothèse, Il voulait simplement les habituer à endurer les moments difficiles, car un tel entraînement était plus à même de les faire tenir face à l’ennemi. Comme le dit le Hadith : « La victoire vient avec la patience. »[33] Ainsi, seuls les vrais croyants étaient autorisés à participer au combat, car tous ceux qui s’étaient désaltérés à la rivière trahissaient ainsi un manque de sincérité. Ils étaient les plus prompts à fuir le Djihad sur le sentier d’Allah qui leur fut imposé et ils étaient les moins fidèles à défendre leur terre.

Arrivés à la rivière, les juifs s’y précipitèrent et en burent énormément. Ils désobéirent à l’ordre divin et ressentir une lâcheté profonde face à Goliath et ses armées. Ils tournèrent les talons, à l’exception d’un petit groupe qui, pour certains, s’abstint de boire. Les autres en puisèrent seulement une poignée comme il leur fut enjoint. Selon certaines annales, quatre mille soldats sur quatre-vingt mille restèrent sur place. Selon d’autres, ils étaient un peu plus de trois cent dix à rester, soit le nombre de croyants restés à la bataille de Badr.[34] Malgré leur petit nombre, les croyants restaient nombreux, car ils étaient motivés par la foi et étaient prompts à braver tous les dangers. Ils passèrent la rivière sous l’impulsion de leur chef et purent contempler l’armée de Goliath dont les hommes étaient surarmés et en surnombre. Ces derniers avaient rempli tout l’espace devant eux.

Dès lors, certains d’entre eux s’écrièrent : (« Nous n’avons aucune force aujourd’hui contre Goliath et ses armées. »)[35] Les autres avaient une foi plus raffermie et plus sincère. Ils aspiraient avec plus d’entrain au martyre et à la rencontre de Leur Seigneur. Ces derniers rétorquèrent : (« Combien de troupes peu nombreuses ont, par la volonté d’Allah, vaincu des troupes très nombreuses ! Et Dieu est avec les patients. »)[36] Ceux-là recherchaient à renforcer les cœurs des premiers et à leur donner du courage. En effet, ils ne devaient pas reculer devant la mort et se laisser impressionner par le nombre de ceux d’en face. Ils devaient plutôt compter sur l’assistance divine et garder entre les yeux qu’ils devaient reprendre leur terre et retrouver leur triomphe. En cela, les meilleurs préparatifs de guerre qu’une nation peut acquérir, c’est de s’armer de patience et de s’affermir. Devant le fait accompli, le nombre n’a aucune importance. Les croyants se tournèrent vers leur Seigneur et implorèrent Son soutien et la victoire en ces termes : (« Seigneur ! Répands sur nous la patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur le peuple incrédule ! »)[37] La patience est donc l’arme la plus efficace et le premier préparatif dont il faut se parer. Tout s’écroule sans patience, même les armées les plus nombreuses et les mieux équipées ! Allah entendit leur invocation, car elle était sincère. Il raffermit leurs pas et leur offrit une victoire éclatante sur leur ennemi, comme le dénote le Verset : (« Ils les vainquirent alors par la Volonté d’Allah et Dâwûd tua Jâlût. »).[38]

David était un jeune berger et ses sept frères avaient suivi Saül à la guerre.[39] Comme leur père n’avait plus de nouvelles, il envoya David s’enquérir de ce qu’ils étaient devenus. Quand il les rejoignit, il trouva les Israélites et les Philistins face à face. Il alla vers ses frères, et voici que montait Goliath des lignes philistines. Il était immense et avait un énorme corps. Il interpella les lignes d’Israël et leur proposa un combat singulier, mais personne n’osait sortir des rangs pour l’affronter. « Ô Israélites ! Leur lança-t-il, si vous êtes vraiment dans la vérité, que l’un d’entre vous vienne m’affronter ! » David lança à ses frères : « Y en a-t-il un parmi vous pour défier ce philistin incirconcis ! » Mais ces derniers se turent. Il se rendit du côté des rangs où il n’y avait pas ses frères. Alors que Saül encourageait les troupes, il passa devant David qui s’écria : « Que fera-t-on pour l’homme qui tuera ce philistin incirconcis ?

- Je lui donnerais ma fille et la moitié de mon royaume, répondit-il.

- Moi, je sortirai pour le combattre. »

David avait l’habitude d’utiliser sa fronde contre les loups et les lions qui s’approchaient de son troupeau. Il prit trois pierres et visa la poitrine de son adversaire. Goliath s’écroula et Allah mit son armée en déroute.[40] L’endroit où se déroula l’événement en question allait devenir plus tard Damas. Depuis ce jour, Dâwûd devint grand aux yeux de son peuple et gagna en échelon. Il prit le commandement des armées, et après la mort de Saül, il fut élu roi d’Israël et reçu la prophétie. Le Verset suivant y fait allusion : (« Allah accorda à Dâwûd la royauté et la sagesse et lui apprit ce qu’Il voulut.).[41]

Article pour Islamhouse

Traduit et adapté par : Karim ZENTICI

Revu par Abu Hamza Al-Germâny et Abbas Al-Barissy

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

www.islamhouse.com

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[1] La vache ; 246

[2] Dans son Târîkh (1/36-37), Abû el Fidâ relate l’histoire de Moussa en détail. Il parle notamment des sorciers de Pharaon, de Pharaon lui-même qui fut englouti avec son armée sous les eaux, alors qu’ils s’étaient lancés à la poursuite des Juifs après leur sortie d’Égypte. Il évoque également l’épisode de Coré (Qârûn) avec Moïse, et celui où les Juifs refusèrent de livrer combat au peuple de géants (les Amorites, les Emites et les Anaqites avant eux étaient des peuples de géants vivant sur les terres de Canaan ; voir : les nombres ; 13.31-33, Deutéronome 1.28, 2.11 NDT) qui vivaient en Terre sainte ; ils furent alors condamnés à errer quarante ans dans le désert du Sinaï. (Voir : le Repas Céleste ; 20-26). Il consacre ensuite un passage à la mort d’Aaron le frère de Moïse, etc.

[3] Voir pour la référence biblique de l’épisode des quarante années d’errance dans le désert : les nombres ; 14.33, 32.13, Deutéronome ; 2.7, 8.2, 29.4, et Josué ; 5.6 (N. du T.).

[4] Voir Târîkh d’Abû el Fidâ (1/39).

[5] La Bible parle de cent dix ans comme l’auteur lui-même l’indique plus loin ; voir : Josué ; 24.29 les Juges ; 2.8 (N. du T.). Ibn el Athîr quant à lui parle de cent vingt-six ans dans el Kâmil (1/155).

[6] Comme l’indique : Josué ; 24.30. Dans un autre passage, le nom de cette ville prend une autre orthographe. Dans les Juges ; 2.9, elle s’appelle en effet Timnath-Hérès.

[7] Les Amorrites descendent de ‘Âd.

[8] Voir : Târîkh ibn Jarîr (1/467), Târîkh Abî el Fidâ (1/44-45), el Bidâya wa e-Nihâya d’ibn Kathîr (2/287), et ‘Arâis el Majâlis (234-235) d’Abû e-Laïth e-Samarqandî.

[9] Voir : Târîkh Abî el Fidâ (1/44).

[10] Pour cet épisode, voir : Premier livre de Samuel 8 (N. du T.).

[11] La vache ; 246

[12] La vache ; 246

[13] La vache ; 247 Tâlut correspond au personnage biblique de Saül. Voir : el Bidâya wa e-Nihâya (2/292), et ‘Arâis el Majâlis (235). Pour la référence biblique, voir : Premier livre de Samuel 9.17. (N. du T.)

[14] La vache ; 246 voir : Premier livre de Samuel 10.27. (N. du T.)

[15] La vache ; 247 voir : Premier livre de Samuel 9.2. (N. du T.)

[16] L’auteur emprunte ces quatre raisons à Tafsîr e-Râzî. Ibn el Qaïyam quant à lui, il en a relevé quarante dans Miftâh Dar e-Sa’âda (1/418-435).

[17] La vache ; 246 voir : Premier livre de Samuel 10.27. Le Verset 26 de la famille de ‘Imrân exprime qu’Allah donne la royauté à qui Il veut, comme il rabaisse et élève qui Il veut selon une sagesse dont Il est le seul à pénétrer les mystères. (N. du T.)

[18] La vache ; 247

[19] La vache ; 248 l’arche porte ici le nom de Tâbût (coffre en hébreu). (N. du T.)

[20] L’auteur de l’Épître aux Hébreux 9.4 parle à la place du bâton, du rameau d’Aaron qui avait fleuri. (N. du T.)

[21] Pour les anecdotes sur le sujet, voir les Tafsîr dAbd e-Razzâq (1/111-112), d’e-Tabarî (4/475), d’ibn Abî Hâtim (2/470-471), d’ibn Kathîr (2/422), d’ibn ‘Atiya (2/382), d’e-Suyûtî (3/140), et d’e-Shawkânî (1/454).

[22] À l’époque où Israël vivait encore dans le désert, la tente de la rencontre [(voir : Exode 33.7-11) appelée encore la tente de la charte ou la demeure de la charte [ndt.] servait aux rendez-vous de Moïse et de Dieu. Quand par la suite Josué conquit Jérusalem, il installa la tente sur le Rocher que les fidèles utilisèrent comme direction au cours de leurs prières. Lorsqu’elle fut détruite, ils gardèrent malgré tout sa direction. Le Prophète s’orientait dans sa direction avant l’émigration, mais il veillait à placer la Ka’ba entre elle et lui. Six mois après sa venue à Médine, il reçut l’ordre de changer de Qibla et de s’orienter désormais en direction du Temple de La Mecque. Voir notamment : el Bidâya wa e-Nihâya (2/198).

[23] Pour la description de l’arche voir : el Bidâya wa e-Nihâya (2/197) et L’exode ; 25.27.

[24] Voir : la conquête ; 26.

[25] Voir : Madârij e-Sâlikîn d’ibn el Qaïyam (2/504-505) et Tafsîr e-Tabarî (4/472). [Denise Masson souligne que dans la tradition juive, le mot sèkina désigne l’immanence de Dieu, sa présence glorieuse en un lieu ou Dieu lui-même. De plus, les Rabbins associent les anges à la présence constante de la sèkina auprès d’Israël et à l’aide qu’elle lui apporte en cas d’épreuve ou de danger. [ ndt.]

[26] Wahb ibn Munabbih est l’auteur de cette annale. Il faut savoir qu’il emprunte énormément d’histoires israélites. Ibn Jarîr l’a rapporté avec une chaîne narrative qui se termine à ce dernier. Voir : Tafsîr e-Tabarî (4/469-462) et son Târîkh (1/469-471). Voir également : les Tafsîr dAbd e-Razzâq (1/99-100), d’ibn Abî Hâtim (2/467), d’el Baghawî (1/300), d’ibn Kathîr (1/446), d’ibn ‘Atiya (2/169).

[27] Voir : Tafsîr e-Tabarî (4/479).

[28] La vache ; 248

[29] Un Hadith dans lequel un prophète israélite donne ce genre de recommandations à son peuple est rapporté par el Bukhârî (5157) et Muslim (1747). Il s’agit vraisemblablement de Josué et la ville qu’il voulait conquérir était Jéricho. Certaines annales parlent de Jérusalem, ce qui semble plus plausible compte tenu du fait qu’au cours de cet événement, Allah arrêta le mouvement du soleil afin que Josué mène sa mission à bien. Un phénomène de cette envergure ne pouvait se produire que pour la prise de Jérusalem étant donné que Jérusalem était la ville principale à conquérir. Voir : el Bidâya wa e-Nihâya (1/323). Sheïkh el Albânî considère bon le Hadith en question ; voir : Silsila el Ahâdîth e-Sahîha (1/348).

[30] Voir les Tafsîr d’e-Tabarî (4/482), d’ibn Abî Hâtim (2/468-472), et d’el Âlûsî (2/169).

[31] La vache ; 249

[32] Voir les Tafsîr d’e-Tabarî (4/484-485), d’ibn Abî Hâtim (2/473), et el Bidâya wa e-Nihâya (2/295).

[33] Rapporté par e-Tirmidhî (2516), selon ibn ‘Abbâs.

[34] Le Hadith sur le sujet est rapporté par el Bukhârî (3957, 3958, et 3959). E-Suddî estime que les Hébreux comptaient quatre-vingt mille hommes, mais ibn Kathîr considère que ce nombre est exagéré. Voir : el Bidâya wa e-Nihâya (2/295). [Un récit biblique met en scène Gédéon (Juges ; 7.4-7) et note que trois cents Israélites triomphèrent d’un ennemi beaucoup plus puissant. Denise Masson fait également un parallèle avec le Lévitique 26.8 qui mentionne que l’assistance divine est accordée aux croyants luttant contre leurs ennemis ndt.]

[35] La vache ; 249

[36] La vache ; 249

[37] La vache ; 250

[38] La vache ; 251

[39] La bible parle de ses trois frères aînés ; voir : Premier livre de Samuel 17.13-14. (N. du T.)

[40] Voir : Tafsîr e-Tabarî (4/498) et son Târîkh (1472). Voir également : les Tafsîr d’ibn Abî Hâtim (2/464-478), d’ibn Kathîr (1/864). [La bible relève cet épisode avec certaines nuances voir : Premier livre de Samuel 17 (N. du T.)]

[41] La vache ; 251 voir : Deuxième livre de Samuel 7.3. Premier livre des Chroniques 11.3. Quant aux passages de la Bible montrant un Samuel jaloux, ces derniers trahissent une fois encore le fait que la main de l’homme s’est insérée dans les Écrits sacrés. Les Juifs ont la vilaine habitude de dénigrer leurs prophètes –quand ils ne décident pas de les assassiner – comme en témoignent de multiples passages de la bible. Pour ne citer qu’un exemple, Juda fils de Jacob fit l’adultère avec la veuve de son fils Er qui portait le nom de Tamar. La calamité ne s’arrête pas là puisque le fils de cette relation illégitime et qui se nomme Pérèç ou Pharès est l’ancêtre de David, Salomon et Jésus voir : Genèse 38.12-30 et Mathieu 1.3 (N. du T.)

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Le cinquième pilier de l’Islam : Le pèlerinage en Terre Sainte.

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

Le cinquième pilier de l’Islam : Le pèlerinage en Terre Sainte.

Le pèlerinage est une dévotion corporelle dictée par Dieu au musulman. Celui-ci se doit de l’accomplir au moins une fois dans sa vie. Les croyants rejoignent l’endroit de leur qibla[1], La Mecque l’honorée, venant de toutes les contrées de la planète. Ils y procèdent aux rites de leur pèlerinage pendant des jours définis. Ils y réalisent les objectifs que Dieu a prévus pour cette dévotion quand IL l’a légiférée. Auparavant, il l’avait ordonnée au patriarche Abraham. IL nous le rappelle dans le Coran : « Appelle les gens pour le Pèlerinage. Ils viendront vers toi à pied et sur leurs montures élancées, des pays les plus éloignés, afin d’en tirer de nombreux avantages et d’invoquer le nom de Dieu, aux jours fixés, lorsqu’ils sacrifient leurs offrandes que Dieu leur a accordées. Mangez-en vous-mêmes et nourrissez le pauvre miséreux. »[2] ﴿

Abraham a, effectivement, obéi aux Ordres de son Seigneur et les croyants ont répondu à son appel. Ils arrivèrent de tous les coins de la terre. Ils prirent pour exemple leur patriarche dans tous ses faits et gestes. Ils préservèrent la voie d’Abraham, l’ami rapproché de Dieu. Lors de son unique pèlerinage, le Prophète Mohammed a clamé à tous les pèlerins : « Stationnez à l’endroit délimité, vous effectuez aujourd’hui l’un des héritages d’Abraham.[3] »

Le pèlerinage est une session annuelle durant laquelle le croyant s’habitue à vivre en paix. La grande majorité de ses rites se déroulent en Terre Sainte où l’oiseau, l’animal, la plante et l’être humain vivent dans la tranquillité la plus totale. Le prophète a insisté : «Certes, c’est Dieu qui a décidé de faire de La Mecque l’honorée une ville Sacrée. Aussi est-il interdit de couper ses arbres, d’y pratiquer la chasse et de ramasser les objets perdus sauf pour celui qui se charge à les remettre à leurs propriétaires. »[4]

Il est, également, un des aspects de l’égalité et de l’unité des musulmans. Venus de toutes parts, ils se rassemblent, tous, dans les mêmes endroits, vêtus des mêmes habits. Rien ne permet, alors, de distinguer le riche du pauvre, ni le blanc du noir. Durant son sermon du pèlerinage, le prophète a rappelé : « Ô gens ! Votre Seigneur n’est-IL pas le même ? Ne descendez-vous pas du même ancêtre ? Il ne peut y avoir donc de préférence d’un Arabe sur un non-Arabe, ni d’un non-Arabe sur un Arabe, ni d’un homme de peau rouge sur un autre de peau noire, ni d’un homme de peau noire sur un autre de peau rouge que sur la base de la crainte révérencielle de Dieu[5]. »

Parmi les objectifs du pèlerinage figurent les invocations adressées au Créateur, le fait de louer Sa Grandeur et la demande de Son Pardon pour les péchés et les désobéissances que le croyant a commis. IL a dit : Et lorsque vous déferlez depuis Arafât, invoquez Dieu au Mach’ar Al-Haram. Rappelez-vous de Lui comme Il vous a guidés, alors qu’auparavant vous étiez du nombre des égarés. Ensuite, déferlez d’où les gens déferlent, et demandez pardon à Dieu. Dieu est certes Pardonneur et Miséricordieux..[6] ﴿

Tout comme pendant la station sacrée, les implorations à Dieu se font aussi durant les deux ou trois jours de Minâ : Invoquez Dieu pendant un nombre de jours déterminés. Celui qui part au bout de deux jours ne commet pas de péché, et celui qui s’attarde ne commet pas non plus de péché, ceci pour celui qui craint Dieu.[7] ﴿

Après la fin du pèlerinage, le musulman restera sur sa lancée et continuera, le long de l’année, à adresser des suppliques à Son Seigneur. IL a recommandé : Et quand vous aurez achevé vos rites, évoquez Dieu comme vous évoquez vos pères, et plus ardemment encore.[8] ﴿

L’offrande de sacrifice fait aussi partie des prescriptions et des rites du cinquième pilier. Dieu a dit : Nous vous avons désigné les chameaux bien portants pour certains rites établis par Dieu. Ils sont un bien pour vous. [9]. ﴿

En tête de ce bien dont il est question dans le verset, la concrétisation de la crainte révérencielle de l’Omniscient qui apparaîtra clairement dans la conduite du pèlerin. Dieu dit : Ni leur chair, ni leur sang n’atteindront Dieu, mais c’est votre piété qui L’atteindra.[10] ﴿

Le pèlerinage aide encore à matérialiser un autre but : améliorer dans le bon sens la conduite du pèlerin et à l’éduquer. Allah dit : Le pèlerinage annuel se déroule lors de mois connus. À quiconque décide de l’effectuer, sont interdits tout rapport sexuel, tout acte pervers, toute polémique. Quelque bien que vous fassiez, Dieu le sait. Approvisionnez-vous. En vérité, le meilleur viatique est la piété. Craignez-Moi, ô hommes doués de raison ! ﴿[11]

Le pèlerin doit éviter les désobéissances pour obtenir le Pardon de Dieu pour ses péchés et ses transgressions. Le messager de Dieu confirme cette idée. Il a averti : « Quiconque accomplit le pèlerinage sans s’adonner à des actes intimes avec sa propre épouse ni de commettre d’infamie, reviendra de son pèlerinage aussi innocent que le jour où sa mère l’a mis au monde.[12] »

Le pèlerinage dans lequel toutes ces conditions sont remplies et qui réalise ces hautes idées est qualifié par le Prophète Mohammed de pèlerinage accepté. Il a précisé : « Le pèlerinage agréé ne peut avoir d’autre rétribution que le Paradis », Il lui fut demandé : « Que faut-il faire pour que notre pèlerinage soit agréé ? » Il répondit : « Donner à manger aux nécessiteux et ne prononcer que les bonnes paroles.[13] »

Ainsi, les cinq piliers de l’Islam visent, avant tout, à purifier l’être humain des souillures qui peuvent le salir, à éduquer sa conduite et à attacher son cœur avec son Seigneur – qu’IL soit béni et glorifié -.

Cependant, ces seuls piliers ne constituent pas tout l’Islam. Cette religion est un don de Dieu offert à l’Humanité entière. Elle permet de résoudre les problèmes de l’homme en dépit de leurs diversités, organise le lien entre la personne et son Bienfaiteur, définit sa relation avec son semblable et avec son entourage. Elle opère l’équilibre entre les besoins corporels, intellectuels et spirituels, persuade la raison et revigore les sentiments.

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